

La statue de
Sainte Marie-Madeleine
La
statue
été déposée en
1943 chez M. Sialve où elle est restée
jusqu'en août 1995, début des travaux de restauration. Depuis avril
1996, elle est exposée à l'église de Soursac. La statue est transportée
à Lamirande tous les ans pour le 22 juillet. Elle était revêtue de sept
robes superposées sur lesquelles les pèlerins accrochaient des rubans
multicolores qui restaient pendant la cérémonie. A la fin, chacun en
emportait un morceau, gage de protection de la sainte et souvenir du
pèlerinage. Depuis sa restauration et pour mieux en apprécier sa
beauté, les rubans sont posés sur une table aux pieds de la statue, à
la demande de M. Vidal, alors maire de la commune. Le travail de
restauration a été confié à Barbara Kowarski, diplômée de l'école des
Beaux-arts de Cracovie, spécialisée dans la restauration, avec études
de chimie qui accompagnent ce métier. Elle a vingt ans d'expérience, et
c'est elle qui a restauré les statues de l'église de Lafage
.
Barbara
Kowarski a procédé à un travail minutieux à la fois artistique et
scientifique
de restauration. Elle n'a pas cherché à rénover, mais à retrouver
l'aspect
d'origine de la statue qui disparaissait sous plusieurs couches de
peinture
accumulées au cours des siècles. Barbara Kowarski a trouvé une statue
en bois
de noyer polychrome de 96 cm, datant du XVIe siècle. Elle devait être
conçue
pour les processions, car visible de tous les côtés. Le visage est
sévère. Ses
yeux sont grands et obliques, donnant une impression de recueillement.
Sur la
joue droite, une tache sombre correspondant à la présence d'un nœud
dans le
bois. Les cheveux sont très longs et défaits partagés en deux bandeaux
en
miIieu du front. Elle est vêtue d'une longue robe rouge plissée qui
descend
jusqu'aux pieds. Le décolleté est carré et bordé d'une rangée de
perles. Elle
porte une ceinture autour des hanches. Un pan de cette ceinture part
d'une
agrafe le long du côté droit de la robe jusqu'à mi-hauteur. On devine
que sous
ses cheveux est posé, sur les épaules, un manteau de couleur verte dont
un pan
est visible sur le devant gauche de la robe. Ce pan rejoint, en pointe
drapée,
l'agrafe de la ceinture. Le manteau est retenu sur la poitrine par un
lien
dentelé fixé par deux cœurs. Les bras de la statue ont disparu.
Rédacteur : Georges Oysel
Réalisateur : Philippe
Oysel